Le colloque « Vision et Recherches », qui s’est tenu le 22 novembre 2025 au Novotel Paris Bercy, a réuni chercheurs et experts soutenus par Retina France pour faire le point sur les avancées récentes concernant les maladies rétiniennes. L’une des interventions phares fut celle du Dr Yannick Le Mer, ophtalmologue à la Fondation Adolphe de Rothschild, consacrée à l’implant rétinien PRIMA, une technologie innovante destinée aux patients atteints de DMLA sèche atrophique. Fruit de plus de quinze années de recherches menées en collaboration avec l’Institut de la Vision, ce dispositif sans fil remplace les photorécepteurs détruits par une puce photoélectrique sous-rétinienne. Composée de 378 pixels, la puce convertit la lumière infrarouge en signaux électriques capables de stimuler la rétine résiduelle. Un système externe, incluant lunettes, caméra et microprocesseur, transmet l’image à la puce. Les essais cliniques, notamment l’étude européenne PRIMAvera, ont montré une amélioration significative de l’acuité visuelle pour la majorité des patients. Après une période de rééducation, ils peuvent percevoir formes et lettres, et parfois lire des textes courts. La chirurgie nécessaire est maîtrisée, bien tolérée et n’entraîne pas de perte visuelle durable. Bien que la vision restaurée reste partielle, elle améliore considérablement l’autonomie des patients. L’implant PRIMA constitue ainsi une avancée majeure, en attente du marquage CE pour une utilisation à plus grande échelle.
Lien vers le communiqué de presse de l'Inserm : https://presse.inserm.fr/un-implant-sous-retinien-restaure-partiellement-la-vision-de-personnes-atteintes-de-dmla/71260/
Lire le résumé complet de l’intervention du Dr Le Mer par Christel Masson-Garcia de Retina-France :
