Après son baccalauréat, Christina Zeitz opte pour la chimie dans une université du Sud de l'Allemagne. Le jour de la rentrée, les professeurs suggèrent aux femmes inscrites en première année de se destiner à enseigner dans le secondaire. Un conseil qui ne sera pas entendu !
L'étudiante obtient un Master à Berlin et suit son directeur de thèse à l'université de Zurich. C'est le début de sa spécialisation dans l'ophtalmologie génétique. L'année 2007, celle de la fin du « postdoc », marque un tournant. Les propositions ne manquent pas : Vienne, Tubingen et Paris, où l'Institut de la Vision vient d'être créé.
« Je n'ai pas hésité très longtemps. À Paris, j'avais l'opportunité de devenir chef d'équipe et de me partager entre la recherche et l'enseignement sans que ce dernier soit dominant. Et puis, mon futur mari était ici et, après sept années d'allers-retours en train, l'idée de vivre dans la même ville avait ses attraits. »
Un quotidien professionnel stimulant
Christina obtient un poste à l'Inserm en 2010, à l'issue d'un concours qu'elle passe enceinte ! Aujourd'hui directrice de recherche, elle exprime une motivation de novice. « Le plus stimulant, c'est de faire le lien entre les programmes d'études et les nouvelles approches thérapeutiques, ce qui implique d'être en relation avec les patients susceptibles de contribuer à la qualification des traitements. »
Collaborer avec des praticiens du monde entier, former des étudiants et post-doctorants, diffuser l'information sur les enjeux actuels en ophtalmologie... Pour Christina, c'est bien l'engagement collectif qui fait le sel de la vie professionnelle !
