Rien n’est terminé, passons à l’action !

Après les Jeux paralympiques, l’élan de l’inclusion ne doit pas faiblir. Bien au contraire, c’est la phase héritage qui s’ouvre aujourd’hui !

Les Jeux paralympiques de Paris 2024 se sont achevées dans une explosion de records, d’émotions et de rencontres bouleversantes. Mais rien n’est terminé en réalité parce que ces Jeux ne se résument pas uniquement à des médailles, des performances ou des podiums. Ils incarnent aujourd’hui un héritage qui doit s’étendre bien au-delà des stades, des pistes et des piscines. Un héritage qui est avant tout un appel à la responsabilité et à l’action pour construire une société qui reconnaît, prend en compte et intègre les singularités de chacun.

Dans son discours d’ouverture, Tony Estanguet,  le président du comité d'organisation des Jeux de Paris 2024 a parlé de « révolution paralympique » et « de changement soudain » affirmant que « le 9 septembre, nous nous réveillerons différents » parce que « les Jeux paralympiques ont ce pouvoir inégalé, non seulement de nous faire vibrer, mais de nous transformer. » Cette rencontre avec les athlètes paralympiques nous pousse certes à changer notre regard sur le handicap, à repenser nos perceptions et à élargir notre vision. Plus encore, le changement doit se construire jour après jour, dans nos actes et nos choix, au-delà des discours. La question de l’inclusion est une responsabilité partagée. Elle incombe aux politiques qui doivent légiférer pour une société plus accessible, aux médias qui ont le devoir de donner de la visibilité à ces réalités. Elle repose sur les choix de chacun d'entre nous en tant qu’individus.

Dans ce contexte, la Fondation Valentin Haüy poursuit avec détermination sa mission pour favoriser l’autonomie et l’inclusion des personnes déficientes visuelles dans la société et dans le milieu professionnel. Pour l’accomplir, elle soutient des formations et des initiatives innovantes qui facilitent et améliorent leur accès à l’emploi, à la mobilité et au sport.
La fondation est notamment à l’initiative de StreetNav, le GPS pour les personnes à mobilité réduite. Il s'agit d'une application mobile qui permet de se déplacer sereinement et de manière fluide en extérieur, en intérieur et dans les transports en commun, quelle que soit sa situation. Et dans les semaines à venir, elle prévoit de renforcer son partenariat avec France Paralympique, avec deux objectifs principaux : d'une part, aller vers et encourager les personnes avec un handicap visuel à pratiquer une activité physique, et d'autre part, contribuer à une augmentation significative du nombre de clubs sportifs inclusifs. Et il y a de la marge puisqu’en 2024, seulement 1.4% des clubs sportifs se disent en capacité d’accueillir des personnes en situation de handicap.

Alban Tessier, parrain et ambassadeur du pôle sport de la fondation nous confiait ceci juste après les Jeux :
« Un sujet me heurte. C’est d’entendre dire tout le temps “le monde du handicap”. Il ne peut pas y avoir deux mondes ! Celui des valides d’un côté et celui des personnes en situation de handicap de l’autre. Nous sommes dans un seul monde, le nôtre où chacun devrait trouver sa place avec ses différences, ses talents, ses rêves. C’est une question de justice, de dignité, de droits mais avant tout de bon sens. Chacun a quelque chose à apporter à la société. Il faut oser se rencontrer, construire ensemble. Mais est ce qu’on a vraiment envie de s’en donner la peine ? »

Jamais la question du handicap ne s’était trouvée si fortement exposée que durant les Jeux paralympiques.
Et rien ne devrait désormais plus être comme avant.
Poursuivons ensemble l’aventure humaine si collectivement partagée. Transformons l’essai, maintenant, vers une société inclusive !